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Fédération française des Usagers de la Bicyclette

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>>Le vélo améliore la santé

28 juillet 2006

1. Le vélo en tant qu’ effort physique modéré

Diverses études médicales ont montré aisément que l’usage du vélo urbain - accessible à plus de 90 % de la population - contribue à l’amélioration de la santé publique :

-  Diminution des maladies cardio-vasculaires et du stress. D’après la prestigieuse British Medical Association, 1/2 heure de vélo par jour permettrait de diminuer par 2 ce risque.
-  Meilleur métabolisme. Comme tout exercice physique modéré et régulier, la pratique du vélo facilite la digestion, l’irrigation du cerveau, le maintien musculaire.
-  Développement neurosensoriel. Grâce au contact avec l’environnement, le cycliste développe son ouïe (spectre sonore varié), sa vue (champ visuel sans contraintes), son toucher (accélérations et décélérations non subies), son odorat (respiration soutenue).

La pratique fréquente du vélo permet de réduire les risques liés aux maladies cardio-vasculaires.

C’est un sport doux et il peut être pratiqué tous les jours. Le vélo réduit le stress. Il permet de gagner du temps sur le trajet maison - travail, et permet de faire ses courses tranquillement avec possibilité de se garer directement devant les commerces. Il développe l’endurance cardiaque et permet une meilleure oxygénation des muscles des jambes avec en résultat une baisse significative du taux de cholestérol, de l’hypertension artérielle et de la glycémie. Le vélo est une activité recommandée par les médecins pour prévenir l’ostéoporose. Contrairement aux idées reçues, ce sport ne fait pas mal au dos, si le vélo est bien adapté à la morphologie du cycliste. Les personnes âgées pratiquent plus volontiers le vélo que la marche, car, ainsi, elles n’ont pas à supporter leur poids. Avec une pratique fréquente du vélo, la réduction du potentiel physique est inférieure à 5% par décennies après 30 ans, alors que pour un sédentaire elle est supérieure à 10%.

Quelques cas de contre indication pour environ 10 % de la population :
-  en cas d’arthrose du genou,
-  aux personnes souffrant du trouble de l’équilibre,
-  aux femmes ayant accouché depuis moins d’un mois,
-  aux insuffisants cardiaques,
-  aux personnes souffrant de sciatique, de lumbago, de dorsalgie et cervicalgie lors des périodes de crises.

Bref la pratique du vélo en ville contribue à l’allongement de la durée de vie. Une étude danoise indique même que cet allongement compense largement la réduction de la durée de vie qui résulte par ailleurs du risque d’accident accru.

Lire le memorendum santé de l’ ECF

2. On respire mieux à vélo qu’en voiture

en roulant à vélo, on respire en moyenne moins de polluants qu’un automobiliste !

Explications de ce fait qui peut sembler étonnant :

* le cycliste se faufile, donc il reste moins longtemps que l’automobiliste dans les zones les plus embouteillées, plus polluées * à vélo, on prend son air nettement plus haut au-dessus des pots d’échappement, par rapport à la ventilation d’une voiture.

Ainsi, le cycliste compense largement le fait qu’il inhale plus d’air quand il fait un effort pour pédaler, et au total il est gagnant.

Alors... coupez le moteur, respirez le bonheur !

Des mesures comparatives ont été faites en plaçant des capteurs portatifs, dosant différents gaz, soit dans un habitable de voiture, soit sur un cycliste. Des résultats en microgramme/m3, enregistés à Paris intra-muros :

CONONO2benzènetoluène
voiture 10 409 7765288
bus 3 311862894
vélo 3,2167 71 35127
piéton 2,9 144572792
métro ligne 1 2,4 173 4127109

D’après une autre étude, pour les hydrocarbures "COV" (composés organiques volatiles), l’automobiliste est en moyenne 2 fois plus exposé qu’un passager de bus et 6 fois plus exposé qu’un cycliste. Ces données ont été enregistrées en hiver, les auteurs soulignant que l’automobiliste est plus exposé en été, du fait d’une évaporation plus importante du carburant de son réservoir.

Sources : La santé et l’environnement, mairie de Paris "Que Choisir", numéro 391, Mars 2002, p.33 Atmospheric Environment numéro 33, Janvier 1999


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